Au secours ! La droite revient !

Par Philippe Masse

Le 25 mai dernier j’étais invité, comme membre de l’association des journalistes d’information sociale (AJIS), à la conférence de presse parisienne de Benoît Apparu, porte-parole d’Alain Juppé, sur la politique économique et sociale que compte mettre en place le candidat à la primaire de droite. Ceux qui ont lu ses différentes publications n’apprendront rien. Pour tous les autres qui, comme moi, ne les liront pas tout de suite, (d’autres sont prévues, sous forme de cahiers thématiques, à partir de juin) ces éléments pourront aider à réfléchir entre ce qui est de gauche ou de droite. 

Stratégiquement, la ligne du candidat, présenté comme le plus modéré des candidats à la primaire, est simple : Annoncer clairement, même ce qui sera dur, être prêt pour les 100 premiers jours, se concerter avec les partenaires sociaux entre la primaire et la présidentielle, et réunir les différentes écuries de droite derrière le candidat choisi. La négociation du projet d’Alain Juppé avec les partenaires sociaux portera uniquement sur le comment faire, pas sur le contenu.

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Liberté Egalité Fraternité

par Béatrice Petit

Liberté, égalité, fraternité. La devise républicaine nous est si familière qu’on la croirait là de toute éternité. Plus raisonnablement, on la date volontiers de la révolution de 1789, ou créée par les philosophes des « lumières ».

C’est une formule qui symbolise un idéal qui nous rassemble et qui nous transcende.

Pendant la révolution

Marat participe en 1790 avec des proches, notamment Hébert, à la fondation du Club des Cordeliers (c’est le nom d’une église où le groupe se réunit). Ils s’appellent « société des amis des droits de l’homme et du citoyen », acceptent les femmes !!! et les citoyens dits « passifs », ceux qui n’ont pas le droit de vote en raison de leur non-imposition (c’est l’époque du suffrage censitaire).

La cotisation pour être membre du Club est si faible qu’elle ne peut gêner personne. Ce groupe est passablement radical, c’est à dire plus à gauche que les jacobins (par exemple ils ont été les premiers à réclamer la convocation d’une convention puis après la fuite du roi à Varennes, ils lancent immédiatement une pétition pour réclamer l’instauration de la République) mais ils n’ont pas le génie des Jacobins pour essaimer en gardant le contrôle des autres groupes parisiens ou provinciaux. C’est pourquoi ils ont laissé moins de souvenirs dans l’histoire.

Pourtant c’est dans les rangs des Cordeliers que l’on trouve Antoine-François Momoro, imprimeur de son état qui le 1er lance la devise liberté égalité fraternité dès 1791. Il est guillotiné par ordre de Robespierre et en même temps que Jacques-René Hébert et d’autres hébertistes en mars 1794.

L’histoire de cette devise, qui nous paraît si évidente aujourd’hui est en fait plutôt hésitante et ce pendant presque un siècle. Momoro n’a pas immédiatement un succès foudroyant avec son slogan. On est tenté de chercher son origine dans le lexique des Lumières mais plus ou moins en vain.

Ce serait Fénelon qui le premier dans ses « aventures de Télémaque[1] » (édité en 1699) écrit : « les peuples heureux sont tous libres et égaux … et insiste – en bon chrétien – sur la fraternité des hommes »

Plus tard Voltaire, en 1768, écrit dans une tragédie en cinq actes intitulée Les Scythes :

Nous sommes tous égaux sur des rives si chères,

Sans rois et sans sujets, tous libres et tous frères.

Dès le début de la révolution, peut-être en raison des trois ordres réunis enfin, on aime beaucoup les formules ternaires et on peut lire des devises sur les papiers administratifs de l’époque mais les formulations ne sont jamais stables :

D’abord c’est la Nation, la Loi, le Roi, mais aussi union, force, vertu, ou bien force, égalité, justice ou encore liberté, sûreté, propriété ou Liberté, Raison, Egalité.

Liberté égalité fraternité aussi mais pas plus souvent que les autres.

A partir de 1793, les Parisiens, rapidement imités par les habitants des autres villes, peignent sur la façade de leurs maisons les mots suivants : « unité, indivisibilité de la République ; liberté, égalité ou la mort ». Mais ils sont bientôt invités à effacer la dernière partie de la formule, trop associée à la Terreur…

Pendant le consulat et l’empire les symboles révolutionnaires tombent en désuétude, sans parler de la restauration (Louis XVIII et Charles X).

La brève révolution de 1830 ne laisse pas le temps aux insurgés de réinstaller quoi que ce soit de l’ordre du symbolique, puis c’est le règne de Louis-Philippe et il faut attendre 1848 et la 2ème république pour voir reparaître notre chère devise.

Elle est en effet adoptée comme devise officielle le 27 février 1848. Parfois les historiens mentionnent que c’est grâce à Louis Blanc, d’autres fois que l’auteur de ce choix est Lamartine. Difficile de se faire une opinion définitive.

Le régime de Napoléon III, jusqu’en 1870, relègue la devise aux oubliettes de même que Marianne et tous les symboles républicains.

Mais à partir de 1848 cette devise existe et semble continuer son parcours souterrainement.

Remise à l’ordre du jour par la Commune, la devise « Liberté, Égalité, Fraternité » est intimement associée à la renaissance de l’expérience républicaine en 1871. Aux premières années de la IIIème République, elle n’est toutefois pas encore devenue une maxime officielle. Elle ne figure pas dans la constitution de 1875. Il faut attendre la révision constitutionnelle de 1879 pour que, parallèlement à la décision de faire du 14 juillet une fête nationale et de la Marseillaise l’hymne de la France, soit prise celle de réinscrire les trois mots aux frontons des édifices publics. Alors elle est devenue une évidence.

C’est Jules Grévy qui est président de la république (1879-1887) à ce moment-là. Ce n’est pas un va t-en guerre et il ne mène pas une politique d’expansion coloniale. Il est clairement républicain, en bref il est plutôt sympathique.

Pendant ce XIXe siècle, la devise a mûri dans les profondeurs de l’histoire française et dans l’esprit des gens qui réfléchissent : Les francs-maçons du Grand Orient de France, qui l’ont adoptée comme devise en 1877 mais aussi des écrivains, des journalistes, des groupes et clubs variés. Pensons à George Sand et à ses amis, mais aussi à Ste Beuve, Stendhal, Hugo, et tant d’autres.

Citons seulement Victor Hugo dans « actes et paroles » publié en 1875 :

 » La formule républicaine a su admirablement ce qu’elle disait et ce qu’elle faisait ; la gradation de l’axiome social est irréprochable. Liberté Egalité Fraternité. Rien à ajouter, rien à retrancher. Ce sont les trois marches du perron suprême. La liberté c’est le droit, l’égalité c’est le fait, la fraternité c’est le devoir. Tout l’homme est là.

Nous sommes frères par la vie, égaux par la naissance, et par la mort libres par l’âme. « 

Souvent pendant le second empire, ils ont été contraints à l’exil mais n’en ont pas moins continué à penser, à discuter, à écrire, à publier.

Un exemple : Pierre Leroux. Né en 1797 à Bercy, il est admis à polytechnique mais doit renoncer à ses études en raison de difficultés matérielles. Maçon, puis typographe, il devient collaborateur du journal Le Globe en 1824 qui devient bientôt le porte-parole du saint-simonisme (sorte de présocialisme chrétien).

On doit à Pierre Leroux, en 1838, dans l’article « égalité » qu’il écrit pour l’encyclopédie nouvelle, un « Hymne à la sainte devise de nos pères ». Nos pères, c’est à dire les hommes de la Révolution. Et pourtant, « personne ne l’a faite, et c’est tout le monde pour ainsi dire. Elle n’était dans aucun philosophe quand le peuple français la prit pour bannière. Peut-être est-ce un homme des derniers rangs du peuple qui, dans l’exaltation du patriotisme, a le premier réuni ces 3 mots qui ne l’avaient encore jamais été ».

C’est un peu lyrique ou romantique mais c’est assez vrai.

Toutefois on observe encore quelques résistances, y compris chez les partisans de la République : la solidarité, valeur « montante » à la fin du XIXème est parfois préférée à l’égalité qui implique un nivellement social et la connotation chrétienne de la fraternité ne fait pas l’unanimité.

Comme nous le savons tous, elle est une nouvelle fois supprimée sous le régime de Vichy et remplacée par la devise « Travail, Famille, Patrie ». Au sein de la France libre, elle est revendiquée à partir de l’automne 1941.

Et la devise figure à nouveau dans les constitutions de 1946 et de 1958.

En conclusion, examinons brièvement les contenus de cette devise :

Liberté

Premier mot de la devise républicaine, la liberté. La Déclaration des droits de l’homme de 1793 la définit ainsi : « La liberté est le pouvoir qui appartient à l’homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d’autrui ; elle a pour principe la nature ; pour règle la justice ; pour sauvegarde la loi ; sa limite morale est dans cette maxime : Ne fais pas à un autre ce que tu ne veux pas qu’il te soit fait. ». « Vivre libre ou mourir » fut une grande devise républicaine.

Égalité

Deuxième terme de la devise de la République, le mot égalité signifie que la loi est la même pour tous, que les distinctions de naissance ou de condition sont abolies et que chacun est tenu à mesure de ses moyens de contribuer aux dépenses de l’État. La déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1793 déclare que : « Tous les hommes sont égaux par nature et devant la loi. » Selon la déclaration des droits de l’homme de 1795 : « L’égalité consiste en ce que la loi est la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. L’égalité n’admet aucune distinction de naissance, aucune hérédité de pouvoirs. »

Fraternité

Troisième élément de la devise de la République, la fraternité est ainsi définie dans la Déclaration des droits et devoirs du citoyen figurant en tête de la Constitution de l’an III (1795) : « Ne faites pas à autrui ce que vous ne voudriez pas qu’on vous fît ; faites constamment aux autres le bien que vous voudriez en recevoir ».

Pendant la Révolution française, « la fraternité avait pleine vocation à embrasser tous ceux qui, français ou étrangers, luttaient pour l’avènement ou le maintien de la liberté et de l’égalité ».

Selon Paul Thibaud, philosophe et ancien directeur de la revue Esprit, « Autant la liberté et l’égalité peuvent être perçues comme des droits, autant la fraternité est une obligation de chacun vis-à-vis d’autrui. C’est donc un mot d’ordre moral. »

Cependant,

Si on confronte ces trois mots et la réalité d’aujourd’hui en France, quelques exemples  infligent à chacun d’eux un cruel démenti :

La liberté est gravée au fronton des prisons et les caméras envahissent tous les lieux publics, sans compter la surveillance de l’internet, la prolongation de l’état d’urgence et toutes ses conséquences…

L’égalité est bafouée, pensons aux écarts de revenus qui n’ont fait que croître et embellir ces dernières décennies, ou à la diminution des admissions des enfants des classes populaires dans les grandes écoles,

La fraternité est mise à mal constamment dans nos banlieues réservées aux immigrés. Dans son livre de 2009, « Le moment fraternité », Régis Debray tente de sortir de son obscurité, de sa désuétude, la zone d’ombre de la devise républicaine. Blason de la sacralité laïque, cette valeur politique et morale permettrait de lutter contre l’individualisme des sociétés capitalistes.

Aujourd’hui ?

Ce ne sont pas les questions qui manquent. Comment, concrètement, dans la France de 2016, s’exerce la liberté ? L’égalité de tous devant la loi est-elle réalité ou poudre aux yeux ? La fraternité veut-elle encore dire quelque chose, discours de campagne mis à part ? Et comment ces trois notions s’arrangent-elles pour tenir ensemble ? Liberté et fraternité, par exemple, peuvent-elles s’articuler facilement ? Faut-il envisager les trois termes séparément, ou tous ensemble, ou par deux, plus un ?

Voilà des exercices de philosophie qui nous attendent. Ils ne s’imposent pas par hasard. Nous sommes le premier pays à s’être construit sur la pensée philosophique du siècle des Lumières. Celui qui rêva que des idées permettent d’en finir avec les dominations. Le seul où, depuis longtemps, s’inscrivent sur les édifices communs trois notions philosophiques majeures, qu’on ne se contente pas d’afficher mais qu’on s’efforce de graver, vaille que vaille, dans nos mœurs. Nul n’ignore qu’en mémoire de cette étrangeté bien des peuples éprouvent encore pour les Français une forme particulière d’affection, mêlée d’estime et de tendresse.

En revanche cette devise est universellement connue, parfois il arrive ou est arrivé qu’on puisse faire des reproches aux français en son nom.

Sa pérennisation et sa charge symbolique et historique expliquent qu’elle soit souvent réactivée par le discours politique. Ainsi, lors de la campagne présidentielle de 1988, François Mitterrand déclare :

« La liberté, l’égalité et la fraternité ne sont pas des valeurs archaïques, croyez-moi. Chacun de ces trois mots demeure un chantier ouvert à l’effort, ici et maintenant. »

[1] (Roman pédagogique qui met en scène un certain Mentor enseignant au jeune Télémaque l’art de gouverner ou plutôt de régner) Fénelon était précepteur du duc de Bourgogne, petit fils de Louis XIV.

Bibliographie succinte :

Les lieux de mémoire ; sous la direction de Pierre Nora – Tome III : les France, art. « Liberté, égalité, fraternité » Mona Ozouf – Gallimard 1992

Régis Debray, Le moment fraternité, Gallimard, février 2009.

 

Le Front National aux portes du pouvoir dans nos régions, dans notre pays plus tard ?

Par Philippe Masse :

Il me semble important de porter à la connaissance des abonnés de notre site quelques informations sur le programme de ce parti xénophobe, raciste et nationaliste dans sa forme la plus intolérante. De nombreuses études, et quelques articles ont étudié avec soin les propositions faites d’abord par Jean Marie Le Pen, puis reprises par Marine Le Pen, et qui vont sans aucun doute servir de base à la gestion des régions que le FN gagnera, s’il en gagne (mais le risque est très grand). Des études nationales, travaux d’économistes, Terra Nova, ont été décryptés par Mediapart, soit un gros travail de près de 50 pages, dont je vous livre ma synthèse sur 2 pages. De nombreux points ne sont pas abordés, mais ceux qui sont présentés disent bien vers quoi le FN veut emmener le pays. Bonne lecture et bon vote dimanche, pour contrer le FN et la droite, et faire élire notre candidat de la gauche, Nicolas Mayer Rossignol.

  • La «priorité nationale»

L’accès à l’emploi et au logement, et les allocations familiales «aux familles dont un parent au moins est Français ou Européen» (dans le programme de 2007, elles n’étaient réservées qu’aux Français)

  • «Référendum»sur la peine de mort

Le rétablissement de la peine de mort est l’une des mesures «historiques» du FN

  • Revalorisation du budget “défense” et mesures pour les anciens combattants

Pour contenter sa frange dure, Marine Le Pen compte revaloriser le budget de la défense de 3,7 milliards d’euros, et encore davantage celui des anciens combattants de 4,4 milliards d’euros sur 5 ans. Elle propose notamment de construire un deuxième porte-avions

  • «Diversit黫parité» : du «racisme inversé»

Dans la partie «laïcité» de son projet, Marine Le Pen mélange allègrement laïcité, communautarisme, lutte contre la «diversité» et «parité». «Les premières victimes en sont les hommes blancs hétérosexuels», écrit le FN dans son programme

  • Déremboursement de «l’IVG de confort»

La lutte contre le droit à l’avortement est l’un des chevaux de bataille favoris du FN. Revenir sur la loi Veil «par voie référendaire» ?  Marine Le Pen qualifie le Planning familial de «centre d’incitation à l’avortement» (Marion Maréchal Le Pen veut supprimer les subventions au Planning Familial en PACA, donc le faire mourir)

  • «Politique nataliste»et «femmes au foyer»

La politique familiale de Marine Le Pen (troisième budget le plus important avec 32,4 milliards) est une «politique nataliste», et la femme est réduite à son rôle de mère. Marine Le Pen reprend l’idée du «salaire parental», qu’elle envisage en fait pour «les femmes au foyer»

  • Contre la légalisation de l’euthanasie

Le parti reste vigoureusement opposé à une loi légalisant l’euthanasie

  • «Interdire»les recherches sur l’embryon

Marine Le Pen veut «interdire purement et simplement» les recherches sur l’embryon car «le rôle des responsables politiques, c’est de poser des limites»

  • Mariage et adoption réservés aux couples hétérosexuels

Pas question d’envisager la famille autrement que sous la forme d’un couple hétérosexuel. Pour Marine Le Pen, «la famille doit se fonder exclusivement sur l’union d’un homme et d’une femme et accueillir des enfants nés d’un père et d’une mère». «Pourquoi pas l’autorisation de la polygamie ?», s’est-elle exclamée le 14 juin 2011, sur France Inter

  • La sortie de l’euro

C’est la clé de voûte du programme économique du Front national : le retour au franc, sur la base d’un euro égale un franc. En laissant chuter (de 20%, dit le FN) le franc par rapport à l’euro (ou ce qu’il en resterait ?), on baisse les coûts de fabrication des produits fabriqués en France. On améliore donc la compétitivité de l’industrie, sans toucher aux salaires.

De l’«inflation importée». Marine Le Pen dit que l’euro a fait grimper les prix, et affaibli le pouvoir d’achat des Français. Mais la dévaluation du franc, par rapport à l’euro et au dollar, va faire exploser la facture de beaucoup de biens importés et surtout de l’essence (les barils de pétrole étant libellés en dollar). Loin d’être une bonne opération pour les petits portefeuilles. Inflation en perspective.

La dette française, libellée en euro ? Mécaniquement, en cas de retour au franc, puis de dévaluation, le fardeau de la dette grimperait encore un peu plus, puisque les détenteurs étrangers de la dette française continueraient de réclamer leur montant en euro… Les taux d’intérêt des emprunts français grimperaient.

Selon Terra Nova, qui s’appuie sur des projections de banques privées (UBS), si l’on cumule les coûts de l’inflation, des intérêts de la dette et du retour de la récession, cette sortie de l’euro coûterait 50 milliards d’euros à l’économie française.

  • Payer la dette 

Le FN envisage un plan de rigueur jusqu’à trois fois supérieur à ceux des candidats UMP et PS. 70 milliards d’euros, d’où surgit un chiffre miracle parfaitement fantaisiste : 40 milliards d’économie pour les seules dépenses liées à l’immigration. C’est la planche à billets qui viendrait éponger une large partie de la dette. Et provoquer une inflation galopante et la dévaluation immédiate du Franc Le Pen. C’est aussi un retour à l’époque d’avant 1973, année qui a vu la création du système monétaire européen, et la fin de l’émission de billets par la Banque de France.

  • Un Etat fort mais seul

Coupé de l’Union européenne et en guerre contre ses collectivités locales, présentées comme autant de «féodalités» à remettre au pas. Régions et départements ne pourraient plus prétendre agir au nom de l’intérêt général (suppression de la clause générale de compétences) et verraient leurs dotations réduites. Retour  à la centralisation des pouvoirs. Concernant les fonctionnaires, deux petites phrases. «Dans le cycle de formation des fonctionnaires des trois fonctions publiques, l’accent sera porté sur le sens de l’Etat et le patriotisme.» Et : «L’Ecole Nationale d’Administration (ENA) veillera en particulier à recruter des hauts fonctionnaires patriotes.» Le Front National est aussi pour le retour au septennat.

  • Quelques accents de gauche ?

Le FN promet de traiter le chômage en réindustrialisant le pays, soutenant les PME, réformant la formation professionnelle. Indexation des salaires sur l’inflation, plusieurs modifications fiscales (progressivité de l’impôt, suppression de niches fiscales, hausse des impôts pour les sociétés du Cac 40, TVA majorée sur les produits de luxe), taxation des délocalisations des services, renforcement du petit commerce face à la grande distribution et dans les zones rurales, encadrement des prix du gaz, de l’électricité et des produits de base. Il promet un retour à 40 ans d’annuités pour une retraite à taux plein (contre 41,5 ans aujourd’hui) et un retour «progressif» à l’âge légal à 60 ans. Rien n’est chiffré dans toutes ces propositions.

  • Haro contre les syndicats

Les syndicats de salariés ne sont pas épargnés. Le «monopole de représentativité institué après la Libération sera supprimé».

  • Suppression de l’ISF et instauration d’une TVA sociale déguisée

Sous couvert de simplifier, «d’optimiser et de rendre plus juste» le système fiscal, le FN souhaite aussi supprimer l’ISF et instaurer une «contribution sociale aux importations».

  • Agriculture

«La France abandonnera la PAC au bénéfice de la PAF (Politique agricole française).» Cette politique agricole commune verse aujourd’hui aux agriculteurs français un peu plus de 10 milliards d’euros de subventions. Privée de subventions, l’agriculture serait achevée par la sortie de l’euro, avec un retour au franc accompagné d’une dévaluation de 20%, le retour de droits de douanes et de barrières tarifaires aux frontières.

  • L’Europe

Marine Le Pen reprend les critiques aujourd’hui largement partagées de l’Union européenne : déficit démocratique, limites d’un projet fédéral, politiques néo-libérales, absence de politiques de croissance. Mais elle tient aussi un autre propos : dissolution de l’identité française ; nostalgie d’une souveraineté fantasmée et perdue ; méfiance ou haine de l’étranger ; péril musulman (la Turquie arrive !). Le Front national entend renégocier l’ensemble des traités européens. « Un ministère des Souverainetés coordonnera la renégociation des Traités et la restauration de notre souveraineté nationale dans l’ensemble des domaines où elle a disparu ». Bien sûr, les autres pays n’accepteront en rien cette renégociation, cela signifie qu’une France du FN prendrait seule la décision de sortir de l’Europe. Comment, en combien de temps, au prix de quels conflits ? A quel coût, dans quel chaos juridique, réglementaire et économique ? Ce n’est pas dit.

 

 

COP 21, l’engagement des principaux états

Un article du 31/10/2015, publié par l’Obs.fr, résume bien les enjeux de la conférence sur le climat de Paris. Je vous en livre les bonnes feuilles :

Contribution au réchauffement climatique :

 Les pays du Golfe (Arabie saoudite, Bahreïn, Yémen, Qatar, Koweït), Iran et Venezuela

Aucun pays du golfe n’a respecté la dead line et n’a, pour l’instant, rendu sa copie. Ces pays, largement dépendant des énergies fossiles, n’ont pas encore envisagé la diversification de leur économie. L’Arabie saoudite, responsable de 1,36 % des émissions de CO2 du monde, membre du G20 brille par son silence et son absence sur la photo de classe est très remarquée. Il faut dire que l’existence même de l’Arabie saoudite dépend de l’exploitation du pétrole : 95% de ses revenus sont tirés des hydrocarbures. Malgré la présence du soleil, les panneaux solaires n’ont pas encore trouvé preneurs.

Pour les mêmes raisons, on ne retrouve pas l’Iran (1.67% des émissions de CO2 dans le monde) ou encore le Venezuela (0.59 % des émissions de CO2 dans le monde).

Japon

  • Sa contribution au réchauffement.La péninsule pèse 3,59% des émissions de CO2 dans le monde.
  • Ses engagements. Tokyo, sixième plus gros émetteur mondial de GES, a annoncé un objectif de réduction des émissions à 26% seulement d’ici à 2030 par rapport à 2013.
  • Ses intérêts. La catastrophe de Fukushima n’a pas suffi au pays pour entamer sa transition énergétique. Le pays reste attaché au charbon comme source d’énergie, avec le nucléaire, mix jugé plus rentable. Et l’arrêt de plusieurs réacteurs après Fukushima a renforcé cette tendance.

Australie 

  • Sa contribution au réchauffement.L’Australie émet 1,14% des émissions de CO2 dans le monde.
  • Ses engagements.L’un des premiers pollueurs par habitant, à cause de sa dépendance au charbon, a promis de réduire ses émissions de 26% d’ici à 2030 par rapport à son niveau de 2005.
  • Ses intérêts.L’ancien Premier ministre libéral, Tony Abbott avait bien dit que le charbon était «bon pour l’humanité» et que le changement climatique était «une connerie absolue». La contribution australienne est parmi la plus faible des pays développés. Pourtant, les Australiens subissent une météo de plus en plus extrême, marquée par des périodes de sécheresse et des cyclones plus fréquents et violents. Mais les intérêts économiques passent avant : le minerai est à l’origine de 70% de l’électricité en Australie et représente le deuxième poste d’exportation du pays.

Russie

  • Sa contribution au réchauffement.Elle est responsable de 4,94% des émissions de CO2 dans le monde.
  • Ses engagements. La Russie s’est fixée de réduire de 20 à 25% les émissions de GES d’ici à 2030, par rapport au niveau de 1990.
  • Ses intérêts. «Feux de tourbières, fonte du sol gelé des régions arctiques, apparition de cratères en Sibérie avec émanation de méthane, pertes de récoltes colossales dues à la sécheresse… La Russie commence à ressentir l’impact du réchauffement de la planète», souligne le site Novethic. Selon l’École des hautes études en sciences économiques de Moscou, les pertes économiques liées au changement climatique pourraient représenter entre 200 et 700 milliards de dollars par an d’ici quelques années. Mais pour l’instant pas question de toucher aux exportations de gaz, alors même que le pays est durement frappé par les sanctions européennes.

Turquie 

  • Sa contribution au réchauffement. La Turquie émet 0,89 % des émissions de CO2 dans le monde.
  • Ses engagements. La Turquie a annoncé vouloir baisser ses émissions de 15% par rapport à la tendance actuelle d’ici à 2030.
  • Ses intérêts.La Turquie a complètement tourné le dos aux énergies renouvelables. Soucieuse de sa croissance, gourmande en électricité, le pays a investi dans la construction de centrales thermiques à charbon pour réduire sa dépendance. La part de ce combustible le plus polluant devrait tripler alors qu’Antalya, pour la première fois de son histoire, accueillera le sommet du G20 les 15 et 16 novembre, en prélude à la COP21…

Canada 

  • Sa contribution au réchauffement. Le Canada émet 1,58% des émissions de CO2 dans le monde.
  • Ses engagements. Le pays propose de réduire ses émissions de 30% par rapport à 2005 d’ici à 2030.
  • Ses intérêts. Le Canada est montré du doigt comme le mauvais élève de la lutte contre le réchauffement climatique et traîne des pieds. En cause : ses réserves mondiales de brut, qui le place au deuxième rang grâce notamment aux bassins de sables bitumeux (mélange de bitume, de sable d’argile et d’eau constituant un pétrole lourd), produits dans la province de l’Alberta. Le pays fournit ainsi 70% du pétrole et du gaz sur le territoire.

Inde

  • Sa contribution au réchauffement. L’Inde pèse 5,78% dans les émissions mondiales de CO2.
  • Ses engagements.Quatrième émetteur mondial de GES, l’Inde a promis, de réduire son «intensité carbone» (qui mesure les émissions de dioxyde de carbone par point de PIB) entre 33 % et 35 % d’ici à 2030 par rapport à son niveau de 2005. Mais le géant asiatique n’a pas dévoilé d’objectif chiffré. Concrètement ? L’Inde compte surtout sur les énergies renouvelables pour faire preuve de sa bonne volonté : ces énergies devront représenter 40% de son électricité d’ici 2030.
  • Ses intérêts. La contribution peine à convaincre. L’Inde, qui abrite la cinquième plus importante réserve de charbon dans le monde, produit 60% de son électricité à partir de cette matière première. Le pays prévoit de doubler sa production de charbon d’ici à 2020 à plus d’1 milliard de tonnes afin de satisfaire son économie, qui connaît une croissance de 7%.

Brésil 

  • Sa contribution au réchauffement. Il pèse pour 1,31% dans les émissions mondiales de CO2.
  • Ses engagements. Réduire de 37% ses émissions de GES d’ici à 2025 et de 43% d’ici à 2030 par rapport à 2005.
  • Ses intérêts. L’économie du Brésil est massivement dominée par l’agriculture, ce qui a pour conséquence une déforestation massive. Ces dernières années, les politiques suivies de baisse de déforestation ont permis de considérablement réduire les émissions de CO2. Le Brésil se laisse 15 ans pour arrêter la déforestation illégale, Trop tardif,

Chine

  • Sa contribution au réchauffement. La Chine est le premier pays pollueur de la planète avec 24,32% des émissions de CO2.
  • Ses engagements. Pékin se fixe comme objectif d’atteindre le pic de ses émissions de CO2 autour de 2030, tout en s’efforçant de l’atteindre au plus tôt. La Chine a également annoncé la baisse de son intensité carbonique de 60-65% par rapport à 2005 d’ici 2030, de porter la part de ses énergies non-fossiles à environ 20% et d’augmenter son stock forestier d’environ 4,5 milliards de mètres cube par rapport à 2005. Sa contribution s’inscrit dans la continuité de l’accord historique conclu avec les Etats-Unis en novembre 2014.
  • Ses intérêts. La Chine a attendu d’étouffer dans un nuage de pollution pour se résoudre à prendre ses responsabilités, cessant de rejeter la faute sur les puissances occidentales. Confrontée à une société civile de plus en plus sensibilisée aux enjeux climatiques et à un ralentissement de son activité économique, Pékin veut jouer sur les deux tableaux : assurer la stabilité de son régime en donnant des gages à l’opinion et investir dans des secteurs propres : voitures électriques, énergies renouvelables, nucléaire… Sa force : elle pollue depuis bien moins longtemps.

Etats-Unis

  • Leur contribution au réchauffement. Ils sont le deuxième plus gros pollueur du monde derrière la Chine, avec 14,94% d’émission de CO2.
  • Leurs engagements.Barack Obama a mis un coup d’accélérateur inattendu ces derniers mois pour inverser la tendance. Désormais, l’objectif affiché est d’atteindre une réduction des GES entre 26% à 28% en 2025 par rapport à 2005.
  • Leurs intérêts. Après plusieurs années d’attentisme, et avant de quitter la Maison Blanche, le président des Etats-Unis est résolu à laisser un héritage politique sur la question du climat. Des premiers pas encourageants mais pas suffisants tant les Etats-Unis ont pris du retard.

L’Union européenne

  • Sa contribution au réchauffement. L’UE est responsable de 11% des émissions mondiales de CO2.
  • Ses engagements. Les 28 pays de l’UE se sont engagés à réduire de 40% leurs émissions d’ici à 2030, de 50% d’ici à 2050 par rapport aux niveaux de 1990 et de 100% d’ici à 2100.
  • Ses intérêts. En tant que puissance mondiale, l’engagement de l’UE est d’abord une manière de faire pression et d’être une force d’entraînement pour les autres pays. Et le succès de la COP 21 repose sur ses propres engagements. L’UE ne pouvait pas faire moins. Mais elle pourrait aussi faire plus en matière d’énergies renouvelables, d’efficacité énergétique des véhicules et des bâtiments.

Bhoutan 

  • Sa contribution au réchauffement. Le pays est neutre en carbone.
  • Ses engagements. Il s’engage à rester neutre en carbone et à s’assurer que ses émissions de GES ne dépassent pas la capacité d’absorption de ses forêts. Le pays souhaite parvenir également à une agriculture 100 % biologique.
  • Ses intérêts.Minuscule pays enclavé entre la Chine et l’Inde, le Bhoutan est exposé à la fonte des glaciers. Le débordement des lacs en altitude peut provoquer des inondations et des glissements de terrain. Le pays est un modèle en son genre : il a opté pour la transition énergétique en 1972. Il est connu pour avoir remplacé le PIB par le BNB : le Bonheur national brut qui prend en compte des facteurs non-économiques, dont la préservation de l’environnement.

Ethiopie 

  • Sa contribution au réchauffement. Elle est responsable de seulement 0,02 % des émissions mondiales de CO2.
  • Ses engagements. Le pays se fixe un objectif de réduction des émissions de GES à 64% d’ici à 2030 par rapport à l’évolution prévue en cas de politique inchangée. Auparavant, le pays s’était déjà engagé à être neutre en carbone.
  • Ses intérêts.Addis-Abeba importe en totalité les énergies fossiles. Par ailleurs, la dégradation des sols agricoles, liée à l’érosion est devenue un problème majeur. Pour assurer son indépendance énergétique, le gouvernement a depuis plusieurs années engagé une transition écologique impressionnante : plan de reforestation, méga-barrages hydroélectriques, fermes éoliennes, champs de panneaux solaires et géothermie.

Maroc

  • Sa contribution au réchauffement.Il est responsable de 0,15 % des émissions de CO2 dans le monde.
  • Ses engagements.Le pays a mis en avant un objectif national de réduction des émissions de GES de 13% pour 2030 par rapport à 2010. Un objectif qui pourrait s’élever à 32% avec une aide financière du Fonds vert pour le climat. Concrètement ? Le Maroc avait déjà annoncé la fin des subventions pétrolières. Le développement des énergies solaire et éolienne est lancé, notamment dans le Sahara.
  • Ses intérêts.Le Maroc veut s’afficher comme le leader régional en matière de climat. C’est le premier pays arabe et le deuxième pays africain (après le Gabon) à faire son offre pour la COP21, et il devrait accueillir la COP22. Le royaume défend aussi des intérêts intérieurs : il est vulnérable aux risques d’inondations, très dépendant de l’agriculture, très peu doté en énergies fossiles mais potentiellement très riche en éolien et en solaire.

Costa Rica

  • Sa contribution au réchauffement.Il est responsable de 0,02 % des émissions mondiales de CO2.
  • Ses engagements. Il envisage une neutralité carbone d’ici à 2020 grâce notamment au captage des émissions de CO2 par ses forêts. Le pays souhaite aussi réduire les émissions de GES pour retrouver en 2021 les volumes de 2005. Pour atteindre son objectif, le président du Costa Rica, Luis Guillermo Solis, mise sur la construction d’un train électrique interurbain et sur la réduction du nombre de voitures dans la zone de San José, comme il l’a expliqué au «Monde». Son plan est le plus ambitieux d’Amérique latine.
  • Ses intérêts. Le Costa Rica est un petit pays mais fait figure d’élève modèle, devenu laboratoire pour bon nombre d’observateurs. Il a réussi à offrir une électricité 100% sans carbone grâce à ses ressources naturelles, notamment à sa forte activité volcanique. Situé sur l’isthme centraméricain, baigné par les océans Atlantique et Pacifique, le Costa Rica est particulièrement exposé au risque de dépressions, ouragans, pluies intenses et sécheresse, affectant l’agriculture.

 

Afin que pas une voix ne manque : la procuration, mode d’emploi !

carte électorale1Un électeur absent – « le mandant » – le jour de l’élection quel que soit le motif de son absence (la nature de l’empêchement doit être précisée mais aucune pièce justifiant l’absence n’est à fournir), peut se faire représenter par un électeur – « le mandataire » – inscrit dans la même commune que lui (pas nécessairement le même bureau de vote). Le mandataire ne peut détenir qu’une seule procuration.

Vous trouverez dans le Dossier de Presse du Ministère de l’Intérieur pour ces élections départementales (pages 12 & 13), des informations assez complètes sur le vote par procuration :
http://www.interieur.gouv.fr/Presse/Dossiers-de-presse/Elections-departementales-des-22-et-29-mars-2015

Le mandant doit se présenter en personne auprès des autorités compétentes. Il doit se rendre au commissariat de police, à la gendarmerie ou au tribunal d’instance de son domicile ou de son lieu de travail. Avant sa démarche, il importe que le mandant ait connaissance des données suivantes concernant le mandataire : nom de naissance, prénom(s) et date de naissance.

Pour les Mont-Saint-Aignanais, le mieux est de se déplacer au commissariat de Bois-Guillaume, 544 Route de Darnétal.

Le mandant doit présenter une pièce d’identité et remplir un formulaire Cerfa n°14952*01. Le mandant peut aussi, avant sa démarche, remplir en ligne et imprimer le formulaire Cerfa n°14952*01 qu’il présentera au guichet : https://www.formulaires.modernisation.gouv.fr/gf/cerfa_14952.do

La démarche doit être effectuée le plus tôt possible même si, en théorie, une procuration peut être établie jusqu’à la veille du scrutin.

Une procuration peut être résiliée à tout moment selon la même procédure que celle de son établissement. Dans ce cas, il est fortement recommandé d’informer le mandataire de ce changement pour éviter toute difficulté et en profiter pour vérifier le numéro et l’adresse du bureau où il vote.

 

 

Élections Départementales des 22 et 29 mars 2015 : ce qui change

Elections_départementalesLes élections départementales, organisées pour la 1ère fois sous cette appellation en mars 2015, remplacent les élections cantonales.

Les élus seront tous des conseillers départementaux, tous élus en même temps pour une durée de 6 ans alors que le conseil général était renouvelé par moitié tous les 3 ans.

Le mode de scrutin est modifié afin de poursuivre l’objectif de parité, commencé en 2007 lorsque le suppléant devait être de sexe opposé à celui du candidat. Pour chaque canton, les candidats se présentent en binôme obligatoirement composé d’une femme et d’un homme, le binôme des suppléants devant lui aussi être composé de deux personnes de sexe différent.

L’actuel conseil général de la Seine-Maritime a une représentation féminine de 29% soit 20 femmes sur 69 élus, la moyenne nationale étant de 18%.

La carte des cantons de la Seine-Maritime a été redessinée, début 2014 : désormais, il y aura 35 cantons (70 sièges) au lieu de 69. A noter que « notre » canton de Mont Saint Aignan / Déville les Rouen reste le même mais nous aurons 2 conseillers, au lieu de 1 seule, après les élections de mars 2015.

Pour être élu au premier tour, un binôme devra recueillir à la fois la majorité absolue des suffrages exprimés (plus de 50%) et un nombre de suffrages égal à au moins 25% des électeurs inscrits.

Si aucun binôme n’est élu au 1er tour, un second tour est organisé, les deux binômes arrivés en tête au premier tour pouvant se maintenir ; les binômes suivants peuvent se maintenir seulement s’ils ont obtenu un nombre de suffrages au moins égal à 12,5 % des électeurs inscrits. Le binôme qui obtient le plus grand nombre de voix (majorité relative) au second tour est élu.

Rappelons les taux de participation aux dernières élections cantonales :

* en 2008,    au 1er tour : 64,87%          au 2ème tour : 55,45%

* en 2011,     au 1er tour : 44,32%          au 2ème tour : 44,71%

Évidemment, il est important de voter, un faible taux de participation pouvant conduire à l’élection d’un binôme représentant moins de 25% des inscrits !

Pour des informations complètes sur les élections départementales, consulter, sur le site suivant, le Dossier de Presse (90 pages) : http://www.interieur.gouv.fr/Presse/Dossiers-de-presse/Elections-departementales-des-22-et-29-mars-2015

Les missions du Conseil Général (Conseil Départemental en avril prochain) sont décrites sur le site http://www.seinemaritime.fr/institution/assemblee.html

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